Tu sais en quoi cette phrase est si vraie ?
Si on ne fait que penser au passé, le présent pourrit et le futur disparait.
Si on ne pense qu'au futur, le présent pourrit.
Il n'y a que le présent qui compte. Alors vivons au délà des Etoiles et des soupirs <3
[ Bento ]
C'est étrange le cerveau humain, tu ne trouves pas ? On aimerait tant se persuader que certaines choses sont sans importance, comme on fait avec tout et rien, et pourtant on arrive pas à s'oter les plus petits détails des choses. On oublie tellement de choses, de passants, de phrases, de rire, de chansons qui nous ont fait rire ou pleurer, des éléments qui boulversent nos vies se perdent dans l'Oubli ou perdent toute importance, et pourtant certains détails minuscules nous perforent tout notre être et s'ancrent tellement profondément qu'il est impossible de les extraire en nous. Tu penses que plus on désires oublier une chose et plus elle s'ancre en nous et pourrit ?
J'ai toujours été perturbée par un truc : quand on aime, c'est le cerveau qui fonctionne et pourtant c'est toujours au coeur que l'on a mal. C'est comme si c'était le coeur qui devenait vide, alors que tout se passe dans la tête.
En fait, je ne pense pas que se soit le bonheur qui nous tient à la vie, mais plutôt la tristesse, et cette rage de la vaincre, qui nous rend vivant. Ca doit être pour ça que c'est si dur de sortir des Illusions, on doit réveiller tous les démons qui ont été apaisés.
Je pense que ce qui nous tue, c'est une névrose enfouie dans notre cervelle, jamais avouée, et qui propage son poison lentement.
Je fixe les nuages. C'est étrange. On dirait des morceaux de rêves qui se sont échappés de la réalité, qui divaguent entre les humains et les Etoiles, entre la vie et l'Infini, le désir et l'Intouchable. Et je sais pas. Je pense à Toi. Je ne saurais même pas expliquer pourquoi. Mais les nuages me font penser à Toi.
Je pense que les gens perdent tellement de temps à chercher la raison d'un malaise en eux qu'ils oublient le fait même que des choses n'ont pas de sens et qu'il faut les laisser couler pour être heureux.
Je veux oublier le passé. Ne plus me soucier de ses maux. Je veux exposer mes trippes à la Nuit, et quitte à avoir mal, je laisserai mes névroses s'imprégner de la Nuit. Et je veux danser avec Toi dans les rues de Paris, la nuit, sous les lumières artificielles, à coté des prostituées, à coté de ces gens que la Nuit rendent triste, à coté des alcooliques. Je veux parler au monde et oublier qu'il pourrait me détruire. Je veux juste divaguer entre les Sentiments, et chanter avec Toi dans les rues obscures de la ville Lumière.
Parce que je T'aime. De cet Amour qui te fait sourire quand on s'y égare dans les pensées. De cet Amour qui me pousserait à sauter dans l'eau pour Te faire sourire. De cet Amour qui n'a pas de faille. De cet amour qui ne porte pas d'espoir, juste des rêves. De cet Amour qui sublime la plus infime chose. De cet Amour que je te porte qui s'appelle Folie[x]. Ou Amitié.
<3
Tu sais pourquoi j'aime tant Paris ? Et pourquoi je la hais tant ? Parce qu'elle te donne l'impression de pouvoir toucher les Etoiles. De pouvoir dominer le monde. De pouvoir t'approprier la Nuit. Elle te donne l'impression que l'Ephémère devient une éternité. Mais dès que une blessure t'atteint, elle devient infinie, une éternité de douleur, de regrets, de maux et de soupirs. Paris te fait vivre et te tue. Du moins, pour moi.
On s'est perdu. La fumée des souvenirs intoxiquant nos poumons, remontant dans la boite noire. Déchirure interne. On a trop souvent oublié le présent, effacé le futur pour attraper les Etoiles. Peut-être nous ont elles brûlés. Peut-être est ce juste nous qui brûlons...
Toutes ces nuits blanches, la passion lacérant les insomnies, l'excès au coin des lèvres. Implosion. Les côtes, le coeur, nos regards tourmentés, brulant dans les globes. Le cerveau bercé pas la symphonie du chaos, de la souffrance. On a abandonné nos névroses au bord du gouffre, laissé couler sur le ciel la pluie noire de nos cris étouffés.
C'est le genre de pluie qui vous parait salvatrice et destructrice. Qui nettoie les péchés en coulant le long de l'âme mais qui édulcolore le bonheur. Qui fait balancer le coeur entre la passion dévouée et la mélancolie suicidaire. Entre l'abnégation et la révolution. Celle qui fait bruler les yeux, entre la sécheresse et l'aversesse. Qui cache sa laideur sour un masque de poupée. Qui vacille entre la renaissance et la mort.
Le temps va passer.
Je ne sais pas. Qu'est-ce que l'Amour ? La peur de blesser l'autre ? La chose qui nous pousse à mentir pour ne pas faire mal ? Vouloir passer sa vie dans les bras d'une personne ?
Et je remarque que je suis entrain de perdre à mon jeu favori. Je hais les départs. Pas même les adieux mais les départs. Je pourrais courir à m'en scier l'os. Essayer de rattraper le temps tout en sachant pertinement que c'est une course vaine. Je ne veux pas être ce genre de fille qui pleure en voyant les gens partir. Ca ne se fait pas de pleurer devant le monde. Tu sais ce que je n'aime pas dans le fait que l'on donne un objet à une personne qu'on aime ? C'est horrible. Parce que ce bout de métal garde le goût de la personne, sa chaire, ses soupirs. Et que en même temps, ça te permet de garder la pseudo illusion de sa présence mais en même temps ça te transperce le coeur parce que tu sais que ce n'est pas la présence et que ça te fait souvenir son absence.
C'est étrange comme le cerveau cherche à ressortir la souffrance par quelque moyen possible. On a beau se dire qu'on est fort, on tombe tous à un moment. Je ne veux pas sombrer en public. Mon cerveau me montre que je me perds, mais je ne veux pas perdre entièrement.
[...]
Je T'aime.